DECOUVRIR LE MALI, UN PAYS A LA CROISEE DES CIVILISATIONS

A la croisée du Maghreb et de l’Afrique noire, le Mali, riche de son passé historique et de son hospitalité légendaire, demeure un pays typique constitué d’une mosaïque de villages où vit 80 % d’une population estimée à plus de 10 millions d’habitants. Mélange de tradition et de métissage ethnique, le Mali, qui est un territoire de 1.240.000 m2, est aujourd’hui un pays ouvert à la modernité où la créativité artistique et artisanale est exceptionnelle et génère de nombreux talents reconnus dans le monde entier.
Le peuple malien se compose de différentes ethnies qui respectivement possèdent leur propre langue et entretiennent des traditions culturelles et religieuses très fortes. Les Maliens ont conservé de la colonisation le français qui est la langue officielle du pays.
Arrosé par les fleuves Sénégal et Niger, le Mali fut le berceau de plusieurs grands empires médiévaux d’Afrique Occidentale. De nombreux vestiges rappellent notamment le passé glorieux du commerce caravanier qui sillonnait les pistes sahariennes dont l’apogée s’inscrit à l’aube de notre premier millénaire.
L’Histoire du Mali s’inscrit au fil de différents empires et dynasties :
Au Nord du Mali, les premières traces de présence humaine datent de 9000 ans sous la forme d’outils utilitaires adaptés à l’agriculture et à la pêche, en pierre ou en os. Les premières poteries en céramique datent de 7000 ans. Dans la région à l’est de Gao, on trouve des vestiges du paléolithique inférieur : haches en pierre poli, meules et pointes de flèche. Les gravures rupestres de l’Adrar des Ifoghas datent de 6000 ans.
L’Empire du Ghana est né vers le IIe siècle. Il allait du nord de la Mauritanie au sud du Sénégal et couvrait une partie du Mali. Il est réputé pour son or et génère un commerce de caravane. Son apogée se situé aux Xe et XIe siècle.
L’empire Mandingue créé au XIIIe siècle par Soundiata est à l’origine des premières échanges entre les peuples de l’Afrique noire, les berbères, les musulmans et les chrétiens.

C’est entre le XIe et le XIIe siècle, que les Dogons se sont installés dans les falaises de Bandiagara. En raison de leur isolement et du caractère ésotérique et ancestral de leur organisation sociale et religieuse, ils ont pu résister à la domination des différents empires et préserver leur identité culturelle et résister à l’influence islamique.
L’empire Songhaï et sa capitale Gao émergent au XVe siècle sous Sunni Ali puis sous la dynastie des Askias.
Les royaumes de Ségou et du Kaarta (région qui va de Bamako à Nioro) s’imposent au XVIIe siècle et constituent une véritable domination de la région du fleuve.
Les peuhls du Massina (qui s’étend, dans la région du Delta, de la région de Djenné jusqu’à Tombouctou) créent au XIXe siècle un état avec Hamdallaye pour capitale.
Au XIXe siècle, El Hadj Omar entreprend de convertir l’ensemble du Soudan et fonde l’empire Toucouleur : Après la conquête du Sénégal, il met fin au royaume de Ségou, renverse le royaume peulh de Macina et crée la Dina, un nouvel état souverain musulman. Le nouveau régime s’installe à peine que les Français sont déjà aux portes du Soudan…
La colonisation du Mali : si les européens connaissaient les côtes de l’Afrique depuis plusieurs siècles, l’intérieur des terres leur est inconnu. Seuls des récits de voyageurs arabes dont celui de Léon l’Africain au XVIe siècle, leur fournissent quelques indications. Au XIXe siècle, les premiers explorateurs européens se rendent au Soudan : L’explorateur écossais Mungo Park, entre 1795 et 1806, l’Allemand Heinrich Barth, entre 1850 et 1855, et surtout, le Français, René Caillié qui a réussi la plus grande exploration du XIX ème siècle en rejoignant Djenné le 23 mars 1828, et Tombouctou, le 20 avril, au terme d’une extraordinaire épopée de dix huit mois qui débuta le 19 avril 1827 à Kakondy en Guinée. La conquête coloniale débute en 1855, et en 1898, elle s’achève par la proclamation de la colonie du Soudan Français. Le processus de décolonisation s’engage à partir de 1946 pour aboutir à l’indépendance du Mali, le 22 septembre 1960.

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LE KALEIDOSCOPE DES PRINCIPALES ETHNIES DU MALI

Les Bambaras : représentent 35 % de la population. Leur région irradie autour de Bamako, entre Kangaba et Ségou. En zone rurale, ils cultivent le fonio, le riz, le maïs et le mil. (langue : le Bambara)

Les Peuhls sont un peuple de pasteurs nomades venu du Nord-Est de l’Afrique et désormais sédentarisés dans leur majorité.. Présents pratiquement sur l’ensemble des pays de l’Afrique de l’Ouest tels que le Sénégal, la Guinée, le Niger, le Nigéria, et la Mauritanie, les peuhls habitent, au Mali, la ville de Mopti et la région du Delta intérieur du Niger, (langue : le Poular)

Les Touaregs sont un peuple de pasteurs-nomades d’origine berbère. Ils vivent dans la région désertique du Nord Mali, au cœur du massif de l’Adrar des Ifhoras dans la région de Kidal, mais également en bordure du fleuve Niger, dans les régions de Gao et Tombouctou. Ils vivent de la transhumance et du commerce transsaharien, notamment celui du sel exploité à Taoudénit dans la région de l’extrême Nord. (langue : le Tamacheq – écriture : le Tifinagh)

 

Les Dogons, issus du peuple Manding, ils occupent la région de Bandiagara à partir du XIe siècle pour fuir l’Islam et se sont réfugiés dans les villages qui jalonnent les 200 km de falaise dominant la région. Leur mode de vie très original est inspiré par le culte des ancêtres et la Cosmogonie.

Les Songhaïs sont des éleveurs et des agriculteurs sédentaires qui vivent dans la boucle du Niger.

Les Bozos sont originaires de l’Empire du Ghana et se sont installés sur les rivages du Niger au Xe siècle. Peuple de pêcheurs, ils vivent essentiellement de la pêche et du transport fluvial.

Les Sarakollés sont les descendants des habitants de l’Empire du Ghana. Installés aujourd’hui à la frontière du Sénégal, entre Nara et Nioro du Sahel, c’est un peuple paysan et commerçant. Leur particularité est de constituer 80 % des émigrés maliens en France.

Les Senoufos sont un peuple d’agriculteurs qui occupe la région de Sikasso depuis le XVIe. Ils ont fait de cette région sud, le " grenier du Mali " où sont cultivés le riz, le mil, l’igname, le manioc et le thé.

Les Malinkés, frontaliers de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, vivent à l’ouest du Mali entre Kayes et Bamako et dans le pays Mandingue.

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LES GRANDES ETAPES TOURISTIQUES

Bamako, capitale administrative du Mali située en bordure du fleuve Niger, au cœur de la région soudanaise, allie modernité et traditions, et demeure l’une des villes les plus typiques de toute l’Afrique de l’Ouest. Le style soudanais a inspiré l’architecture de la plupart des constructions du centre ville qui datent de l’époque coloniale. Généreusement ombragée par les manguiers et les flamboyants, la ville a un charme indéniable. Avec son architecture néo-soudanaise, le Marché Rose est l’incontournable attraction touristique de la ville et le lieu idéal pour aller à la rencontre des bamakois qui sont chaleureux et accueillants. Dans son prolongement, la Maison des Artisans regroupe une grande diversité de créations : bijoux d’or ou argent, statuettes d’ébène ou de bronze, sandales de cuir, etc…. Le Musée National et ses innombrables facettes de la riche culture malienne, ainsi que la colline de Koulouba et sa vue panoramique sur la capitale méritent le détour. Bamako, africaine dans l’âme, est une capitale à vocation artistique : musiciens et chanteurs, créateurs de mode et photographes contribuent à sa renommée internationale.
Ségou est l’ancienne capitale Bambara. Avec ses jolies maisons ombragées par les manguiers, Ségou conserve un magnifique patrimoine colonial du début du XXe siècle.
Tombouctou figure parmi les destinations mythiques de notre planète. Fondée au XIIe siècle par les Touaregs, ses légendes envoûtantes exercent une étrange fascination dans les esprits occidentaux. Située sur la route des anciennes caravanes qui transportaient l’or du Soudan au Maroc à travers les immensités du Tanezrouft, Tombouctou est au faîte de sa puissance économique et de son épanouissement culturel au XVIe siècle. L’Ecossais Gordon Laing est le premier occidental à pénétrer dans Tombouctou, en 1826, son exemple est suivi le 20 avril 1828 par le Français, René Caillé, puis, par l’Allemand, Heinrich Barth qui y vécut 6 mois, vers 1850. La célèbre cité des sables est ancrée au bord du delta du Niger et des dunes de sable qui s’alanguissent jusqu’au fleuve, annonçant la proximité immédiate du désert du Sahara. Si aujourd’hui, la " perle du désert " a perdu de sa majestueuse grandeur, son étrange atmosphère est chargée d’Histoire. Il faut apprendre à découvrir la célèbre cité classée patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO. L’architecture en banco inspiré du style soudanais de Djenné côtoie les maisons de pierres soudano-marocaines. Les portes de bois ornées de précieux motifs en fer forgé contribuent à la beauté et au charme de Tombouctou. La " ville des 333 saints " possède trois mosquées : Sankoré, la plus célèbre, qui a abrité une prestigieuse université célèbre dans l’ensemble du monde arabe, Djingareiber qui est la plus ancienne et la plus grande, et Sidi Yahiya. Le Centre Ahmed Baba qui recèlent de précieux manuscrits du XIVe, les Maisons des Explorateurs, et le Centre Artisanal participent à la découverte de la ville.

Djenné a été bâtie entre deux bras du Niger, sur son affluent le Bani, dans le prolongement de l’antique Djenno, première ville de l’Afrique occidentale fondée par des pasteurs il y a 5000 ans. Il y a 300 ans, ses habitants convertis à l’islam ont traversé le Bani pour construire l’actuelle Djenné. Sur son site, on a recelé des vestiges archéologiques de poterie, de bijoux de verre, des creusets pour fondre l’or et le cuivre qui datent de 250 ans avant JC. Chaque lundi, se tient au pied de la mosquée et depuis des millénaires, un marché haut en couleurs, un lieu d’échanges et de rencontres parmi des plus beaux d’Afrique qui attire les populations environnantes. Célèbre pour son exceptionnel et splendide architecture néo-soudanaise, la mosquée de Djenné est le plus imposant lieu de prière, construit en terre, dans le monde entier. Elle domine la cité, ses anciennes bâtisses en banco et son dédale de ruelles étroites agréablement ombragées.
Mopti " la Venise du Mali " est réputée pour l’exportation de sa pêche et la chair si savoureuse de son " Capitaine ". C’est un lieu incontournable de commerce et d’échange. Les quais du port de Mopti sont animés en permanence et toutes les ethnies y sont représentées. Le style soudanais de la mosquée de Komoguel, construite en 1933, n’est pas sans rappeler celle de Djenné. Mopti est également un haut-lieu de l’Artisanat : on y trouve les célèbres couvertures de laine Kassa à motifs géométriques des tisserands, les gigantesques boucles d’oreilles en feuilles d’or des femmes peuhls, les calebasses peintes et les poteries réputées de Kalabougou.
Le pays Dogon et les falaises de Bandiagara
Au creux des falaises de Bandiagara qui s’étendent sur 200 kilomètres, se nichent les villages du pays Dogon et ses pittoresques greniers à mil. Célèbres pour l’originalité de leur culture, les Dogons ont préservé leurs traditions de l’Islam en se réfugiant, au XIe siècle, dans leur protection rocheuse. Entre Sangha, capitale culturelle du pays Dogon et le village de Bandiagara, capitale administrative du pays Dogon, une multitude de sentiers escarpés relient 13 magnifiques villages dont le village troglodyte de Banani. Les villageois vivent de maraîchage sur de petits espaces aménagés en terrasses. Leur mode de vie très original est inspiré par la Cosmogonie et le culte des ancêtres (des nécropoles sont taillées dans la falaise.) Au sein de chaque village, es hommes se réunissent pour traiter les affaires de la communauté sous la Toguna, un espace de la parole constitué par huit couches de chaume soutenues par huit piliers. Le Mont Hombori, situé entre Mopti et Gao, à proximité du " goudron ", culmine à 1153 m. C’est le point le plus haut du Mali. Au cœur du massif, se découpe un ensemble d’aiguilles rocheuses appelée pour leur ressemblance " la main de Fatma ".
Gao, l’ancienne capitale de l’empire Songhaï, est un carrefour d’échange culturel et commercial, située sur la rive du Niger et reliée à Bamako par une route goudronnée de 1200 km. Ses principaux attraits touristiques sont le tombeau des empereurs Askias, les ruines de Saney (l’ancien Gao), le musée du Sahel et le marché touareg de Djebock. Il faut emprunter une pirogue pour se rendre au marché aux chameaux et aux zébus de Waïdara, et approcher la célèbre dune rose, haute de 120 m, les îles et les villages de pêcheurs bozos et des cultivateurs songhaïs. La région du Gourma qui est baptisée la " bosse du Niger ", s’étend entre Gao et Mopti, et va de la frontière burkinabé à Tombouctou, recèle un cheptel de 700 éléphants qui est le plus important de l’Afrique Sahélienne

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L'ARTISANAT, UN SAVOIR-FAIRE ANCESTRAL

Le Bogolan : étoffe de coton filée et tissée à la main, et teintée de terre fermentée, d’argile, et d’écorces de colatier, feuille de tamarinier, etc… puis décorée de motifs géométriques. Cette technique est pratiquée notamment par les Bobos, les Dogons et les Bambaras)

Les couvertures de laine Kassa à motifs géométriques des tisserands de Mopti

Les gigantesques boucles d’oreilles en feuilles d’or des femmes peuhls

Les calebasses peintes ou pyrogravées

Les cuillères et louches en bois de balanite pyrogravé

Les colliers d’ambre et de cornaline

Les poteries réputées de Kalabougou

Les masques d’ébène, les statuettes de bronze et les sculptures primitives du pays Dogon

Les sandales de cuir de Mopti

Le liptako, chapeau traditionnel des Peuhls

Les cadenas et les bijoux en argent des Touaregs : colliers, boucles d’oreilles, bracelets et clés de voile.

Le travail du cuir des Touaregs : boîtes décoratives, coussins de tente, sacs, sacoches de selles, et les sandales en cuir polychromé des Touaregs

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VOTRE VOYAGE, CONSEILS ET INFOS PRATIQUES

La période touristique s’étend de juillet à avril (de novembre à mars pour ceux qui préfèrent éviter la chaleur). Les fortes chaleurs interviennent en saison sèche (avril/mai/juin).
Météo : http://www.lachainemeteo.com/

Température moyenne

Tombouctou : Maxi 31 à 38° / mini 13 à 27°
Gao : Maxi 30 à 41° / mini 14 à 28°
Bamako : Maxi 30 à 39° / mini 17 à 27°

Formalités
Passeport en cours de validité et visa obligatoire auprès du Consulat du Mali (En France : 43, rue du Chemin Vert – 75011 Paris – 01 48 07 85 85 / se munir de 15,2 Euros et de deux photos d’identité). Le visa est d’une durée d’un mois et peut-être prolongé à Bamako, auprès de la direction de la Sureté Nationale.

Photos
Il est interdit de photographier certains édifices publics ou militaires.

Devises et Changes
Le Mali fait partie de la zone du franc CFA. 1 Euro = 655 F. CFA
L’usage de la carte de crédit étant très limité au Mali, il est recommandé d’emporter des espèces ou des chèques-voyages. A Bamako, il est possible de retirer de l’argent avec une carte de crédit VISA Internationale. Munissez-vous en ville de petites coupures et de pièces pour vos achats en brousse.

Heure
Le Mali est à l'heure GMT
En horaire d’été, lorsqu’il est midi à Paris et 11 heures à Londres, il est 10 heures à Bamako.
En horaire d’hiver, Paris et, tout comme Londres, à une heure de plus que Bamako.

Equipement conseillé
(soirées fraîches de la mi-octobre à la mi-février)

• Un sac de voyage souple (pas de valise)
• Tongs ou sandales et Tennis
• Bob, casquette ou chèche
• Prévoir des vêtements en coton, larges et légers, pour le confort et la fraîcheur
(merci d’éviter toute tenue négligée ou dénudée).
• Maillot de bain pour la piscine à Bamako et la baignade dans le fleuve Niger (hors grandes agglomérations).
• En soirée : Pull coton ou polaire, chaussettes, tee-shirts et chemises à manches longues (protègent du soleil et des moustiques en soirée)
• Pour les filles châle ou paréo (multi-fonctionnel !)
• Une tenue de ville de plein été pour l’imprévu.
• Lunettes solaires de qualité
• 2 petites serviettes de toilettes
• Gourde ou Bouteille de soda rigide
• Mini-sac papier en guise de poubelles individuelles
• Produits de toilette
• Savon liquide
• Fil et chewing gum dentaires
• Produit solaire pour le visage et les lèvres
• Lait hydratant pour le corps
• Lingettes bébé.
Pour les bivouacs :
• Tente ou moustiquaire fournie sur place
• Couverture de survie
• Sac de couchage + une housse de protection solide
• Drap housse de couchage
• Jogging ou caleçon + tee-shirt
• Lampe frontale
• Blouson ou Polaire longue (mi-octobre à mi-février)
Pharmacie (mieux vaut prévenir que guérir !)
• Savarine (anti-paludéen)
• Répulsif anti-moustique 5x5
• Antibiotique à spectre large
• Antalgique
• Antiseptique intestinal (ercefuryl, intetrix)
• Anti-dysenterie (immosel)
• Pansement – compresses – antiseptique
• Comprimés de permanganate pour assainir l’eau
• Collyre (soleil et sable) : Constrillia (ou frakidex si irritation importante)
• Nécessaire pour les bobos aux pieds
Vaccinations
• Fièvre jaune (obligatoire et valable 10 ans)
• Recommandé également en France : poliomyélites, tétanos, diphtérie, BCG.
… et pour les voyageurs : typhoïde, hépatite A et B, et méningite.
A se procurer sur place :
• Mouchoirs en papier
• Papier Q
• Briquet
• Drap de bain
• Tunique et pantalon en bogolan ou en bazin
• Sandales de Mopti

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